Bernard Serf

Bernard Serf

Du beau travail !

20 juillet 2017
C’est la première pièce de Rémi De Vos. Elle fut écrite en 1995. Dire qu’elle n’a pas pris une ride relève de la litote. À l’heure de la mondialisation triomphante — et heureuse, forcément heureuse ! —, aller voir cette comédie, ô combien grinçante et caustique, relève de la salvation. Car comme l’écrit fort justement Beckett — et comme l’a parfaitement compris

À l’est du nouveau

Un bassin d’eau noire, comme un miroir. Des figures hiératiques et majestueuses, éclairées de photophores,  s’y déplacent lentement en costumes blancs. Costumes blancs sur lesquels, comme un surplis, un voile de tulle de la même couleur semble danser. En fond de scène des musiciens jouent avec maestria des percussions et

War and Breakfast
War and BreakfastThéâtre

21 juillet 2017
Aujourd’hui  « War and Breakfast ». Il y a onze ans, c’était « Shopping and fucking ». On pourrait croire que Mark Ravenhill est un auteur facétieux. Et on aurait tort. C’est un auteur engagé et son théâtre nous parle de notre époque. Ou plutôt de ses failles, de ses travers, de ses fractures.

Le temps qui rêve
Le temps qui rêveThéâtre

14 juillet 2017
« Moi, j’adore les acteurs ! C’est chouette les acteurs ! C’est bath les acteurs ! », s’enthousiasmait Jean Gabin dans une célèbre interview.  Comme il avait raison ! Il faut d’abord voir cette pièce pour ses comédiens. Ils sont — « vieux mot », écrirait Jean-Luc Lagarce — épatants. Il faut aussi voir cette pièce pour ce qu’elle

De l’or en pages
Braise et cendresThéâtre

21 juillet 2016
Blaise Pascal affirmait que tous nos malheurs venaient du fait que nous étions incapables de rester seuls un quart d’heure dans notre chambre. Cendrars fut-il plus malheureux qu’un autre ? Bien malin qui répondra à cette question ! Ce qui est sûr, c’est que « le plus impatient de tous les hommes » fit

Taïwan : embarquement immédiat !

19 juillet 2016
Pour celles et ceux (évidemment pas, cela va sans dire, lectrices et lecteurs de I/O) à qui le nom de « Taïwan » évoquerait le vague souvenir d’une vieille baderne contre-révolutionnaire que l’Occident adouba pour faire la nique à l’ogre rouge chinois, ou – pire encore – le feuilleton grotesque de dessous-de-table dont le

Machines à en découdre
A plates couturesThéâtre

9 juillet 2016
Il faut 9 minutes 30—pas une de plus !— pour confectionner un soutien-gorge. Et nous espérons qu’il vous en faudra moins, pour vous convaincre, au terme de cet article, d’aller voir cette pièce. L’argument ? Des ouvrières qui refusent la fatalité d’une existence cousue de fil blanc. De décennies à s’échiner dans

Je n’achète pas !
La CerisaieThéâtre

17 décembre 2015
Eh bien non, je ne « marche » pas ! Qu’on monte aujourd’hui « La Cerisaie » « en ne jouant pas la Russie d’il y a cent ans », pourquoi pas (et encore, quoique) ? Qu’on mise sur de jeunes acteurs, l’intention est louable (faudrait-il toutefois qu’ils soient bons !). Qu’on fasse un théâtre qui s’interroge sur l’illusion, qui abolisse

Et fin !
La SuiteThéâtre

16 novembre 2015
Je ne sais pas ce qu’il en est pour vous, mais moi, quand je lis par exemple au hasard d’un programme « Le rapport à la lecture est composé de tout ce que nous avons traversé, de ce qui nous a précédés, c’est de l’intime, comme le rapport au corps ou

Embarquement immédiat !
20 000 lieues sous les mersThéâtre

29 octobre 2015
On ne voit pas assez de méduses, d’araignées de mer et autres pieuvres géantes au théâtre. Et c’est fort regrettable ! Heureusement, le Vieux-Colombier nous invite à bord du Nautilus. C’est aussi beau qu’un reportage du « National Geographic », la poésie et la drôlerie en plus. Car bien sûr ces créatures sont

No, no!
MomoThéâtre

16 octobre 2015
Robin-Berléand, Berléand-Robin. Sur les colonnes Morris, à la télé, dans vos quotidiens, vos hebdomadaires, vos mensuels… et hélas au théâtre de Paris ! Oh, bien sûr on a vu pire ! Mais franchement, est-ce une raison ? Pourtant l’argument n’est pas inintéressant – et si nous avions un enfant sans le savoir ? Seulement voilà,

Beau charijarry
UbuThéâtre

22 juillet 2015
Le Père Ubu, donc. Tel que l’a imaginé son génial et iconoclaste géniteur : lâche, traître, bête, gros, goinfre et méchant comme seul un enfant peut l’être ! Avec pour principale conseillère sa non moins délicieuse femme : la Mère Ubu, lady Macbeth de pacotille, bouffonne, manipulatrice, odieusement dégueulasse. D’abord, le dispositif scénique :

Prenez Racine !
Prenez Racine !

19 juillet 2015
L’alexandrin est en péril quand la diérèse n’est pas respectée. Le metteur en scène qui se tient quasiment tout le temps à cette règle parfois (on se demande bien pourquoi !) l’oublie. La diérèse se fait donc la malle et l’alexandrin aussi ! Résultat : un vers de douze pieds rime avec un
J'ai de la chance

Nous aussi !
J’ai de la chanceThéâtre

14 juillet 2015
Une grand-mère qui meurt, c’est dans l’ordre des choses, c’est tristement banal. Seulement voilà : Germaine, « Mamie-Coud » comme elle a choisi de s’appeler, était tout sauf banale ! Faut dire que la vie lui en avait réservé une bien bonne : une petite étoile, couleur soleil, tout contre son cœur. Et c’est bien

I/O n°117

IO n°117

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