Dom Juan

Dom Juan
Par

(c) Brigitte Enguerand

De mémoire de spectateur, on n’avait plus vu ça depuis Daniel Mesguich mettant en scène un Xavier Gallais en roue libre dans « Le Prince de Hombourg », jouant l’Électeur comme la Zaza Napoli de « La Cage aux folles » beurrait sa biscotte. On a cru à une blague une bonne demi-heure durant avant de se rendre compte que non, Jean-François Sivadier était sérieux, que son « Dom Juan » était bien monté comme la pire ringardise possible, transformant l’une des pièces les plus brillantes de Molière en petite boursouflure disco, boule à facettes incluse. On a espéré voir Amanda Lear descendre d’une des cordes suspendues aux cintres en chantant « Follow Me » histoire d’égayer un peu tout ça ; las, il ne se passe rien, si ce n’est des adresses au public dignes des pires boulevards. À fuir absolument.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

D'autres articles par