Lemons Lemons Lemons Lemons Lemons

Lemons Lemons Lemons Lemons Lemons
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« Le langage, c’est la maison dans laquelle l’homme habite », disait Heidegger. Et si une loi nous empêchait de parler plus de 140 mots par jour ? A travers cette dystopie absurde, « Lemons » évalue les enjeux du langage par l’observation en mode cut-up de la vie quotidienne d’un couple lambda – cellule peut-être la plus représentative de ces enjeux communicationnels. Il décrypte nos rapports aux autres et ses ambiguïtés, nos incompréhensions, mais aussi les connivences qui se créent autour de la représentation du réel rendue possible par la parole. Les séquences les plus drôles déclinent les stratégies du couple pour se plier à la nouvelle norme : la contraction des mots (« Dunderstand » pour « I don’t understand »), la minimalisation des formules de politesse, l’essai (vain) d’apprendre le morse… Si les deux jeunes comédiens sont sobres et investis, ils subissent parfois les problèmes inhérents au texte, dont la qualité et le rythme sont inégaux.

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