Lune Air

Lune Air

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Autant l’avouer, l’auteure de ces lignes déteste le théâtre participatif. Alors pourquoi aller voir Julien Cottereau ? Parce que c’est un grand petit bonhomme qui remplit une scène à lui tout seul, sans parler mais en bruitant. Bien sûr, le spectacle n’est pas exempt de maladresses, et la vidéo projetée en fond est d’une laideur confondante. Mais ce qui caractérise le travail de Cottereau, c’est la bienveillance. Jamais, de mémoire de spectateur, on n’a vu quelqu’un qui renâcle à monter sur scène se prendre autant au jeu. Car le clown ne se moque jamais de son public. Mieux : il l’aime, et ça se sent. C’est une occasion inespérée de renouer avec les jeux de l’enfance en compagnie d’un fêlé qui laisse passer la lumière, un moment hors du temps où on est enfant et adulte à la fois. On pardonne tout à quelqu’un qui mime l’épluchage d’une banane ou le pipi d’un petit chat avec autant de classe.

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