Ma folle otarie

Ma folle otarie
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Tel le nez chez Gogol hagard dans Saint-Pétersbourg, c’est ici une paire de fesses en expansion qui occupe l’attention. Cette fable hottentote de Pierre Notte met les gaz sur un plateau nu, réduit à un carré d’espace vital, car après tout, nous dit-on en prologue, c’est au spectateur de faire le travail. Brice Hillairet, seul en scène mais visiblement habité par quelques démons farceurs, incarne cet antihéros ordinaire que son postérieur qui ne cesse de s’étendre va amener malgré lui dans une quête que l’on pourra trouver facile dans ce qu’elle signifie ontologiquement, mais joliment imagée. L’être et son séant flirtent donc ici consciemment entre le creux et le profond, la vacuité et l’insoutenable légèreté ; ce « Big Fish » version otarie est à réserver aux givrés rêveurs, callipyges de préférence.

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