Avec l’humilité et la vulnérabilité qu’imposent la nudité, l’espace vide, le silence et les lumières crues des néons, les interprètes Frank Willens et Boris Charmatz enchaînent avec précision et puissance, mouvements, roulades et sauts. Les deux danseurs, charismatiques et drôles, interprètent successivement le même solo composé de pas de grands chorégraphes du XXe siècle. Outre le plaisir de voir ou revoir les mouvements de Nijinski, Bel ou De Keersmaeker, le spectacle de la concentration, de la maîtrise et de la beauté nous bouleverse. « Sans titre (2000) » imaginé par Tino Sehgal rend hommage à la danse et aux interprètes qui mettent leur sensibilité et leur personnalité au service de la partition.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

D'autres articles par