Tenir le temps

Tenir le temps
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En clôture du festival, la pièce chorégraphique et très physique de Rachid Ouramdane ne manquera pas d’entraîner littéralement les spectateurs dans un tourbillon insensé et décomplexé. On connaît le goût de l’artiste pour le mouvement rotatif, porté individuellement à son acmé par une de ses interprètes fétiches, la singulière Lora Juodkaite, qui tourne sur elle-même depuis l’enfance ; cette fois, un groupe de seize interprètes en ébullition se jette à corps perdu dans une mécanique circulaire qui s’apparenterait à une horlogerie déglinguée et laisserait se précipiter et s’échapper le temps affolé. De vert vêtus, les danseurs représentent une société uniforme et remuante qui cherche dans l’urgence à s’affranchir de l’ordre tout en conservant l’harmonie.

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