La vie pendue à des fils

Hôtel de Rive
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Amateurs de Giacometti, l’hommage qui lui est rendu ici est à la hauteur de son excentricité. Ses sculptures filiformes prennent vie devant nos yeux au moyen de marionnettes manipulées par la main de maître de Frank Soehnle. Projections mentales des tourments du personnage d’Alberto, elles font de son corps et de l’espace un terrain de jeu sur lequel elles effectuent leur danse macabre au rythme de la musique. Ce tableau surréaliste nous emmène dans un triptyque poétique, musical et visuel glaçant d’expressivité. Il ne faut cependant pas ignorer une atmosphère pesante voire morbide qui, si elle est légitime, peut plaire autant qu’elle étouffe.

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