Le Misanthrope

Le Misanthrope

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Certes, on pourrait se dire « Un “Misanthrope” de plus ? », mais c’est avec délices que l’on découvre la subtile mise en scène de Clément Hervieu-Léger. On est bercé par la musicalité des vers parfaitement maîtrisés et des notes de piano qui s’élèvent à chaque intermède. L’interprétation est remarquable et les acteurs jouent savamment avec les ressorts de cette tragicomédie grinçante. Loïc Corbery nous offre un Alceste vif, poète maudit des temps modernes. On réentend ainsi avec joie la richesse de la langue de Molière. Le tout agrémenté de costumes contemporains qui participent, non pas à remettre Jean-Baptiste au goût du jour, mais à pointer du doigt l’intemporalité de cette pièce. Car comme le souligne Hervieu-Léger en citant Vitez, on monte des classiques car il est « indispensable de travailler sur la mémoire sociale ». Et c’est bien de notre société qu’on parle encore ici.

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