Messe en si mineur BWV 232

Messe en si mineur BWV 232

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L’initiative semblait sans risque, faire chanter ce monument parfait qu’est la « Messe en si  » de Bach par ces immenses professionnels que sont l’orchestre et les chœurs de l’Opéra de Paris. Rarement une telle aventure aura été à ce point ratée : justesse plus qu’approximative dans les premières minutes du concert, orchestre hésitant sur des rythmes tantôt saccadés outrageusement sans autre raison que le caprice, tantôt languissants sur une musique pourtant si peu guimauve. Si l’on y ajoute une absence totale de legato, la faiblesse des voix de solistes, le sentiment permanent du bridage des chœurs, le pari de Philippe Jordan d’aller explorer un répertoire inusuel est à oublier, vite. Bref, il aurait fallu une libération des chœurs pour la réussite musicale de cette Saint-Valentin.

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