Micromundo

Micromundo

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De théâtre la compagnie Engranaje n’a que le nom velléitaire. Si le procédé de lumière noire (où seuls les ultraviolets traversent le verre dit « de Wood ») est certes magique – invisibilisant faisceaux et acteurs –, l’histoire visuelle du spectacle patine dans un discours bien-pensant qui évoque l’évolution du vivant de la cellule à l’humain. Se succèdent donc des tableaux marionnettiques usant pendant une heure du même procédé tout à fait détonant mais qui, à force, fatigue l’œil autant que l’esprit ; le spectacle qui repose sur une seule technique ne prend-il pas au fond le risque de dissoudre sa poésie dans l’effet ? Autrement plus riche était l’héritage des danses serpentines et colorées de la grande Loïe Fuller lorsque ses ballets introduisirent la lumière noire dans les salles de théâtre.

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