Il n'y a pas de certitude

Il n’y a pas de certitude

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Elle va pas très fort, Clytemnestre. Pas trop le moral en ce moment. Mais, elle en est sûre et son psy aussi, ça va finir par aller mieux. Dans le seul-en-scène écrit par Barbara Métais-Chastanier, Clytemnestre est une femme de cinquante ans. Une femme qui est passée par toutes les épreuves et qui arrive enfin, elle aimerait bien le croire, à l’aube d’une nouvelle vie. Alors, elle va se battre, elle va chercher des moyens de se relever, de danser sa rage folle d’exister encore, d’aimer peut-être, de vivre enfin. Dans un petit coin de la scène – déjà pas très grande – du théâtre de la Loge, Keti Irubetagoyena a placé sa Clytemnestre. Et on assiste au combat désespéré de cette femme pour sortir de son bocal, s’extraire des préjugés, des névroses. Comme dans cette séquence où l’interprète Julie Moulier, magistrale et déchirante, se livre à une transe macabre sur « Que je t’aime », de Johnny. C’est beau. Et bouleversant.

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