Audition

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Sous influence de « Black Mirror », « Audition » met en scène un jeu de pouvoir sur fond de nihilisme ultralibéral. Si les corps ont toujours une valeur marchande, ce n’est plus le corps beau qui est recherché, mais le corps malade. Dans un monde où on s’ennuie, on utilise les séropositifs comme vecteur de frisson, les lâchant incognito dans des orgies. Ce qui commence comme un casting érotique laisse alors place à un dilemme moral : peut-on accepter de contaminer quelqu’un sciemment quand 100 000 euros sont en jeu ? Malgré des personnages un peu caricaturaux, les comédiens parviennent à maintenir une certaine tension jusqu’à la fin de la pièce. « Audition » paraît cependant trop calibré pour un public d’étudiants, à qui on lancera, après lui avoir expliqué que le sexe n’est pas une roulette russe, des brassées de préservatifs pour bien appuyer le message.

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