Carmen(s)

Ca commence fort : du tango, du hip hop, de superbes interprètes, une énergie folle. Les Carmen en sous-vêtements et robes rouges. On est d’abord séduit par les duos acrobatiques sur la musique de Bizet qui emplit Chaillot. Puis des chants, des textes en plusieurs langues, des vidéos… Et on est vite noyé sous le flot d’informations. Plutôt que d’être touché par ce « Carmen » revisité, l’attention se perd peu à peu et on décroche. Les danseurs sont excellents mais tous ne peuvent être d’aussi bons chanteurs ou comédiens, et l’effet n’est pas toujours réussi. S’ajoutent des témoignages assez plats des danseurs sur leur vision du personnage. On sent l’envie de défendre la place des femmes et leur libération sexuelle, d’inscrire cette réécriture dans la mouvance actuelle. Mais le propos s’essouffle trop rapidement, écrasé par la surenchère de moyens. Dommage, ça promettait d’être très bien.

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