De Blinden

De Blinden

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C’est peu dire que « Les Aveugles » version Josse De Pauw est une sclérose. Car la pièce, chérie des metteurs en scène contemporains (Marleau,Jeanneteau…) pour sa radicalité symboliste, est oblitérée ici dans une esthétique absconse d’abstraction : chants, scénographie et lumière, tout baigne indifféremment dans le même renoncement à la dramaturgie – et seule la plainte, splendide litanie que Josse De Pauw et Jan Kuijken écrasent émotivement, émerge à peine, enrobée de naphtaline et d’incompréhension. Un texte à l’intérêt philosophique majeur durement comprimé et aplati… jusqu’au monologue terminal (un rajout) complètement inintelligible – la performance est notoire de ne rien dire en si longtemps ; n’oublierait-on pas finalement, dans « De Blinden », de se situer dramaturgiquement ?

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