Mon grand-père partait tous les ans en Italie d’où il envoyait une carte postale adressée à notre chienne

Mon grand-père partait tous les ans en Italie d’où il envoyait une carte postale adressée à notre chienne

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Adapté du récit de Valérie Mréjen, « Mon grand-père […] » met en miroir la forme fragmentaire du texte et la mise en scène. Construisant un roman familial par touches impressionnistes, anecdote après anecdote, Stéphanie Marc installe le décor tout en parlant, petit bout par petit bout. À mesure que le récit se déroule, le salon où se prépare une réception prend forme, et c’est l’accumulation de ce qui peut sembler insignifiant qui fera en fin de compte surgir une vie entière. « Mon grand-père […] » est une invitation au souvenir, portée par une interprétation délicate. Un moment tranquille, presque contemplatif, qui invite chacun à écouter son propre écho familial. L’album de famille feuilleté une heure durant, s’il peut décontenancer au premier abord, n’en reste pas moins touchant de modestie.

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