Orestea/Agamennone, Schiavi, Conversio

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« Notre Orestie (…) est plutôt une œuvre sur l’oeuvre Eschyle » affirme Simone Derai, metteur en scène. « Orestea » est comme une longue performance.  Beaucoup d’images, de somptueux costumes, des masques, des chants… Les premières minutes impressionnent, on se dit que ça promet d’être beau. Mais on déchante assez vite. Trop vite. Car les vidéos font « cheap », les corps sont imprécis, le rythme très irrégulier. On voit toutes les ficelles, et la fusion entre le texte et les images n’opère pas. Le cœur du projet est intéressant : rappeler que l’idée des Grecs selon laquelle la finitude de l’être serait le néant aurait eu un impact sur l’ensemble du monde Occidental. Mais la forme dessert le fond, et ce qu’on retient en sortant de la salle, c’est justement du pas grand-chose, pour ne pas dire du rien.

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