Fais que les étoiles me considèrent davantage

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Sur la scène du Tarmac, Jacques Allaire et Hakim Bah nous livrent une parabole sur la justice, inspirée des œuvres de Jack London et de Nietzsche. Quatre chercheurs d’or au fond d’une cabane et un revenant qui leur rappelle de mauvais souvenirs : réutilisant la thématique classique au théâtre du mort qui revient hanter les vivants, le jeune dramaturge Hakim Bah questionne les limites de l’humanité par le retour du monstre. Le dilemme est alors posé, innervant toute la structure de la pièce : que faire face à celui qui commet un crime ? En quoi faut-il préférer la justice à la vendetta ? Malgré une mise en scène tombant parfois dans l’illustration, « Fais que les étoiles me considèrent d’avantage » fait renouer avec un théâtre s’essayant à traiter de problèmes moraux qu’on pense trop souvent réservés à des dissertations de philosophie. Ils apparaissent ici incarnés en chair et en os, amenant le spectateur à considérer d’un oeil neuf les conditions de maintien de sa propre humanité face à celui qui fait le choix d’en sortir. Un théâtre d’une certaine simplicité qui n’en incite pas moins à la réflexion.

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