Baños Roma

Baños Roma
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Rendre compte de Ciudad Juárez – capitale de la violence. Le faire sans sensationnalisme, sans voyeurisme. Mettre en récit la fatalité aveugle, inscrire l’arbitraire dans une temporalité. Penser le théâtre comme un ring, le temps comme un round. Telles semblent être les ambitions de cette création mexicaine. Son intuition la plus puissante ? Faire appel à la figure de Mantequilla, surnom du champion de boxe cubain José Ángel Nápoles – récemment disparu –, qui, au début des années 1960, s’installa au Mexique. « Baños Roma » s’offre ainsi comme un pugilat théâtral imposant/opposant à la violence codes et ritualité, forme et sublimation. D’une esthétique quelque peu dispersée, le spectacle vaut par l’enquête de terrain qui le sous-tend, la variété des témoins convoqués, la probité de ses interprètes et son articulation à l’imaginaire de Julio Cortázar.

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