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Tout commence comme chez Olivier Py par un discours de Frédéric Mitterrand qui déraille. « Pookie » s’immisce entre les mots du ministre. Thomas Jolly salue par-delà la satire son éloge de la chanson populaire, justifiant alors cette parenthèse spectaculaire de la Piccola Familia qui séduit dans les premiers instants mais se révèle ensuite chichiteuse et paresseuse. Tous les parfums de la dame en noir y sont convoqués, de la gaillardise des débuts que l’on a souvent oubliée aux ultimes « roses de la nuit. » La mélancolie distillée de Barbara s’accorde mal avec le spleen plus sucré de Raphaële Lannadère : les pensées dramatiques de ces « pièces de théâtre en trois minutes » sont estompées par le magnifique filet de la chanteuse qui dilue les petits faits vrais, rendant ces mélopées trop impressionnistes pour émouvoir réellement.

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