Combat de nègre et de chiens

Combat de nègre et de chiens
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© Christophe Urbain

Thibaut Wenger orchestre une mise en scène impeccable pour qui veut découvrir l’œuvre de Koltès, mêlant un splendide univers lumineux (Matthieu Ferry) et sonore (Geoffrey Sorgius) à une admirable distribution servant très respectueusement le texte (mention spéciale à Fabien Magry, qui domestique à merveille la langue de « Combat de nègre… »). Elle le sera un peu moins pour peu que l’on connaisse la pièce ou les mises en scène canoniques de Koltès – en ce qu’elle se prive de la dramaturgie particulièrement novatrice de l’œuvre (que l’on pressent pourtant avec la menace son et lumière crescendo). Il s’agit donc d’un Koltès « de répertoire », que Thibaut Wenger traite en bon classique : il exhume habilement la beauté des enjeux dramatiques, esthétiques et politiques de l’œuvre, sans les sublimer d’une saillante contemporanéité… Voilà une manœuvre pédagogique de bon augure qu’on ne lui reprochera pas pour autant.

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