Des lustres

Des lustres
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C’est un spectacle non spectaculaire qui demande une attention particulière, car il se dévoile dans les plis et les recoins d’une narration subtile et éthérée. On aurait bien tort de qualifier l’étonnant solo de Marjory Duprés uniquement de « chorégraphique ». Car c’est avant tout un travail pluridisciplinaire sur la matière de la mémoire, le corps, les mots, le son et les (superbes) images comme témoins des couches successives de ce que l’intimité sédimente constamment. C’est un magnifique travail où l’ethos n’est pas dit mais ressenti, prend son temps pour advenir puis se fondre ; un moment en apesanteur, léger comme le sont parfois les choses importantes.

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