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Programme foucaldien en exergue de “Ces gens là” puisqu’à peine installés sur nos fauteuils, des rais de lumière crue, aveuglante balaient la salle à l’image des phares des pénitenciers scrutant quelque évasion à venir. Deux mots qui se dessinent alors dans la tête : surveiller, punir. Ce début allèche l’esprit tant il est immersif et saisissant, renvoyant allègrement le spectateur au rang de détenu. Malheureusement la majeure partie du propos chorégraphique n’est pas à la hauteur de l’oeuvre espérée. Sur le plateau, les danseurs s’affairent comme s’ils se retrouvaient à danser en soirée, laissent bien peu de place au regard extérieur et n’excitent point l’intellect. La pièce est un long couloir où les pièces fades succèdent les unes aux autres. Une fadeur qui s’explique par les lapalissades qui rongent le discours des deux chorégraphes, “Nous ne sommes pas des clones. Chaque être est unique” lit-on ainsi sur la brochure de présentation, naïveté des plus glaçantes.

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