DR

« La différence, celle qui dérange », celle que chantait Lara Fabian, celle que David Bobée ose enfin montrer sur la place publique dans la grande revue foraine et populaire des Folies Bergères.  Quasimodo y construira à vue sa cathédrale. Sia viendra se contorsionner dans un hôpital délabré. Une célèbre actrice ténébreuse dira que le « théâtre est merveilleux. » On entendra grogner dans une baignoire. On passera du grand guignol aux grands sentiments. On se « rincera l’œil face » à des monstres au cœur tendre (sans parler des infirmières, étonnamment vêtues). Bien après Shakespeare et Hugo, entre Tim Burton et la Salsa du Démon « la gueule cassée et sublime de JoeyStarr deviendra, le temps d’une soirée, le visage de notre rapport à la différence. » De David Lynch à David Bobée, on se dit effectivement qu’il faut de tout pour faire une histoire artistique, et que tous les mauvais goûts sont encore dans la nature.

  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

D'autres articles par