Le poème qui explique tout

Les chauves-souris du volcan
Par

DR

Un œil qui voit tout. Quelque part entre la vallée des larmes et la « région des crottes de bique ». Retrouvailles anachroniques avec le cabaret cauchemar, le conte symboliste et la fable expressionniste. Tentatives de reconfronter le poème dramatique à l’absence, aux larmes marrantes et aux rires amers. Une goule marionnettique finira par dire  « n’importe quoi » dans un castelet oculaire. Un poulpe scénographique dont les tentacules pailletées ressemblent à des ragondins géants ou à de longs testicules amorphes. Un spectacle qui se veut féministe mais qui retire à ses Parques en pleurs toute autonomie poétique (un maître leur insuffle verbalement la « monotonie du mystère » ). Ces « chauves-souris du volcan » s’enlisent dans leur caverne aux noires merveilles, tant la fable rapiécée du Zerep est d’une obscurité prétentieuse et d’une laideur sans métaphysique. 

  • 8
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

D'autres articles par