Il y a un bel été qui ne craint pas l’automne

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« Dans ce bassin où jouent des enfants aux yeux noirs,
Il y a trois continents et des siècles d’histoire,
Des prophètes des dieux, le Messie en personne.
Il y a l’odeur du sang qui flotte sur ses rives
Et des pays meurtris comme autant de plaies vives,
Des îles barbelées, des murs qui emprisonnent.
Il y a un bel été qui ne craint pas l’automne,
En Méditerranée. »
Georges Moustaki

Traverser ou être traversé, la question reste entière. Elle n’est d’ailleurs pas excluante et les réponses s’envisagent dans des sens multiples voire inverses selon les humeurs, les saisons et l’endroit d’où l’on écrit. Il faudra au minimum traverser le périphérique pour se rendre à Vitry-sur-Seine et vivre ensemble un bout du voyage concocté par le théâtre Jean-Vilar. Ceux qui nous y attendent ont en commun un voisinage géographique, politique et poétique avec la Méditerranée ; morceau d’identité plurielle, elle génère des peuples, des artistes et des histoires baignés de contrastes et nourris de leurs diversités. Les ordres monastiques contemplatifs affirment qu’il est finalement plus transcendant et plus difficile de se laisser aimer plutôt que d’aimer. Voilà donc l’enjeu de taille que nous propose d’explorer cette nouvelle édition : se laisser traverser par les mots et les images de ceux pour qui la traversée a changé intrinsèquement leur rapport au monde contemporain.

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