Myriam Gourfink : “Qu’est-ce qu’on attend ?”

Mais qu’est-ce que j’attends, my love !

Qu’est-ce que j’attends pour œuvrer en moi-même pour rester dans mon axe à l’écoute de mon souffle et de mon plaisir. Pour faire avec le mois de février carnaval à l’intérieur de ma personne. Pour être amorale, pour transgresser ce qui en moi est confiné dans des catégories bien-pensantes. Pour transgresser mes auto-interdits, pour dissoudre mes autocondamnations, ma culpabilité, mes croyances et mes peurs. Pour me déguiser en ce que je veux être, et le vivre maintenant, spontanément.

Qu’est-ce que j’attends pour accueillir chaleureusement, toujours, mes penchants, mes tendances, mes jolies noirceurs et les plus moches aussi. Pour accueillir chaleureusement, toujours, toutes mes émotions et tous mes sentiments. Pour, avec équanimité, accueillir tout ce que je ressens. Et avec mon regard doux, mon regard vraiment gentil, avec ma bienveillance et ma confiance, avec mes sens éveillés, ma respiration régulière et fluide, avec mon corps détendu et ouvert, avec mon bon esprit, mon intellect vivifiant, mon discernement, mon honnêteté et mon écoute accomplir tous mes inaccomplis. Ici, maintenant, constamment, dans mon axe intérieur, là juste devant la colonne, dans l’axe médian de mon corps, qui du centre entre sexe et anus s’élance au-dessus de la tête dans l’infini vertical, je veux transmuter mes énergies. Ici au centre de ma boîte crânienne, comme entre les deux hémisphères cérébraux je veux vriller, changer de cap, je veux me transformer.

Qu’est-ce que j’attends pour, à chaque instant, m’autoriser à sentir, pour m’autoriser l’éros. Qu’est-ce que j’attends pour capituler. Pour vivre pleinement chaque seconde en me laissant ravir. Qu’est-ce que j’attends pour être simple, accessible et fraternelle. Qu’est-ce que j’attends pour vibrer, pour être en résonance avec toi, en me gardant, moi, d’être toi.

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