La Fabrica

Protocole amphibie

11 juillet 2026
Le risque est grand d’esthétiser la mort, d’ensevelir sa crudité sous la beauté plastique. Sans doute est-ce refus d’édulcorer non pas tant la mort que ce qui la précède, la « fin de vie » – expression consacrée, substantivée, juridicisée, qui, comme telle, n’est pas sans déréaliser l’horreur de l’agonie, qui

Presque tout sur ma mère

20 juillet 2023
Adepte d’un naturalisme sans fissures, délibérément indiciel, connu comme Caroline Guiela Nguyen pour ses plans séquence dramatiques adossés à des espaces unitaires (Ehpad, locaux de services sociaux), Alexander Zeldin rêve pour la première fois une traversée épique. « The Confessions » entre en résonance avec le récent déplacement autobiographique d’un

Miroitements

10 juillet 2019
Maeterlinck est de ces auteurs francophones que l’on adule cérémonieusement mais qui se révèlent être – plus souvent qu’on ne le pense – un cadeau empoisonné. « Pelléas et Mélisande » ayant eu le chic d’avoir été pris d’assaut par notre Debussy national, la partition théâtrale se mue traditionnellement dans les esprits en un

Titanic II

17 juillet 2018
Deux ans après « Tristesses », Anne-Cécile Vandalem continue sa mise en récit des infinies désillusions de l’humanité. C’est encore et toujours sur le fil d’un réalisme revisité par l’emploi de la caméra sur scène que la metteuse en scène s’attaque à une nouvelle fable, cette fois-ci d’anticipation. Avec « Arctique », il sera

Phase terminale

8 juillet 2018
Gosselin et l’équipe de Si vous pouviez lécher mon cœur reviennent au festival après leurs « Particules élémentaires » en 2013 et « 2666 » en 2016. « Joueurs, Mao II, Les Noms » consacre logiquement le crescendo dégénérescent d’une esthétique qui s’épuise dans la vulgate spectaculaire. « Joueurs… » est un spectacle encore plus long (dix heures

Brûlot indigeste

14 juillet 2017
Ce qui est embarrassant dans « Les Parisiens », adaptation du roman d’Olivier Py par lui-même, ce n’est ni la focalisation lourdingue sur le stade génito-anal, ni la tendance au communautarisme du propos – organisé selon des typologies plus ou moins étanches, les pédés, les putes, les Parisiens – ni le caractère

Fait divers numéro 2666

15 septembre 2016
Spectacle-fleuve d’Avignon, le projet de Julien Gosselin fait à lui seul événement. Adapter un roman de 1 352 pages en onze heures de spectacle est au bas mot un défi. Mais qui y plonge s’y noiera peut-être. « 2666 » est de ce genre de pièce qui laisse perplexe, indécis. Cinq parties se resserrent progressivement

I/O n°118

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Prochaine émission : 06/07/2026 en direct du Festival d'Avignon

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