29 octobre 2015

Atlas républicain

Festival ZOA/Zone d’occupation artistique
Cécile Proust | Vincent Lacoste | Jacques Hoepffner

Un corps mou qui s’éveille aux bruits du monde, des pieds nus qui s’exécutent sur du sable et de la terre… Les artistes programmés à la mairie du IIIe arrondissement dans le cadre du festival ZOA/Zone d’occupation artistique rejouent le mythe d’Atlas pour raconter notre époque où l’on porte le monde à bout de bras. Mais ici, la performance est relationnelle et subversive : le Monde majuscule n’écrase jamais le corps, toujours tendu vers l’Autre. Et cette occupation d’un espace public prend tout à coup une teinte résolument citoyenne.

Célia Sadai

Célia Sadai

Chercheure en littérature et en sciences de l'information et de la communication. Co-fondatrice du blog La Plume Francophone, dédié aux littératures et aux arts de l'espace francophone mondial.

I/O n°118

ANNONCE

PODCAST

Prochaine émission : 06/07/2026 en direct du Festival d'Avignon

ANNONCE

À LIRE

Théâtre public

FACEBOOK

Derniers articles de Célia Sadai

Pays réel, pays rêvé : Alice Zeniter et les héritiers du silence

« C’est long, de faire ressurgir un pays du silence, surtout l’Algérie » (Alice Zeniter). À l’heure de la célébration du soixantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, le 11 programme une adaptation du roman « L’Art de perdre » d’Alice Zeniter, mise en scène par Sabrina Kouroughli. Un regard juste sur notre histoire collective. En
11 juillet 2022

Première escale, Marseille-Monde

Créé en 2014, le ballet « Rito de primavera » du chorégraphe chilien José Vidal ouvre la 22e édition du Festival de Marseille à La Cartonnerie/Friche La Belle de Mai. Cette année, le directeur du festival Jan Goossens propose une programmation œcuménique qui puise dans la religiosité du lien social,
9 juillet 2017

Totem et Tabou

Dans un no man’s land où plus rien ne tient debout, « Jaz émerge comme un lotus » pour faire don de sa beauté, jusqu’à faire don de son nom, un soir où ce potlatch urbain tourne au drame. Figure erratique et amnésique, Jaz est sans doute le personnage le plus insaisissable
19 juillet 2016

M’appelle Mohamed Ali

Il y a la puissante interprétation d’Etienne Minoungou, qui flirte amoureusement avec la polyphonie, ou la schizophrénie. Et puis il y a une négritude universelle et moralisatrice qui dessine des color lines radicales et sans compromis partout dans la salle. Une négritude archaïque, qui parle trop d’elle, qui veut prouver
1 décembre 2015

Géométrie du déclin

« Ça ne m’a pas touchée du tout. Il faut être initié à la danse contact, sinon tu comprends rien », m’explique une amie à propos du « Bound » de Steve Paxton, programmé cette année au Festival d’automne. Curieuse de pousser plus loin l’expérience du « regard neuf », j’assiste à la représentation du spectacle
16 novembre 2015