16 octobre 2015

L’image du Festival d’Automne

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C’est une prise de conscience nécessaire ; l’importance et l’exemplarité du festival, ici et partout depuis sa création par Michel Guy en 1972, et pourtant « Nul n’est prophète en son pays » !

Le Festival d’automne est une grande « marque ». Pas au sens commercial mais plutôt comme un emblème, un porte-parole au cœur de la ville, ici et maintenant. Emblème d’une démocratie ouverte sur la pensée où Paris incarne le lieu de la modernité. Ce territoire mouvant dépasse les frontières de la ville. Ce sont aujourd’hui 40 lieux, dont 14 en Île-de-France et 8 nouveaux lieux partenaires qui permettent aux œuvres de circuler et donc d’exister.

Bien sûr, les artistes du monde sont présents, avec notamment cette année un grand programme sur la Corée et des ensembles chorégraphiques américains, pionniers et nouvelles générations. Mais je porte aussi une attention particulière à la nouvelle scène française. Le soutien à la création, des jeunes spécialement, est une des missions du festival et une vitrine pour l’international, puisque, comme vous le soulignez, Automne bénéficie d’un rayonnement mondial. C’est important d’accompagner la capacité d’export de la scène française au sens de la mondialité (cet état de mise en présence des cultures vécu dans le respect du divers, selon Glissant, NDLR) et non de la mondialisation. Notre langue n’est pas un obstacle, il y a une grande attente des pays étrangers sur la création française, mais nous subissons trop notre autodénigrement. Le public français se comporte parfois comme un enfant gâté ! Si le Festival d’automne était supprimé, nous serions privés de créations de grands metteurs en scène internationaux mais aussi de jeunes artistes moins connus… d’où l’importance d’aider la politique à ne pas rester dans un esprit économique mais de continuer à accompagner le festival pour qu’il demeure en prise avec son époque.

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