1 décembre 2015

M’appelle Mohamed Ali

M’appelle Mohamed Ali
Dieudonné Niangouna | Jean Hamado Tiemtoré
(c) B. Mullenaer

Il y a la puissante interprétation d’Etienne Minoungou, qui flirte amoureusement avec la polyphonie, ou la schizophrénie. Et puis il y a une négritude universelle et moralisatrice qui dessine des color lines radicales et sans compromis partout dans la salle. Une négritude archaïque, qui parle trop d’elle, qui veut prouver qu’elle est aimable. Et puis il y a une scénographie marxiste où un portemanteau vidé de ses costumes est détourné en porte d’accès (au monde des Blancs ou à soi), en porte de prison, en cadre discursif du préjugé… Et derrière cette panique morale désespérée, il y a la résilience de Mohamed Ali.

Célia Sadai

Célia Sadai

Chercheure en littérature et en sciences de l'information et de la communication. Co-fondatrice du blog La Plume Francophone, dédié aux littératures et aux arts de l'espace francophone mondial.

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