13 juillet 2016

Paradoxal

Paradoxal
Marien Tillet

C’est paradoxal. En effet, le sujet est tentant : rêve, réalité, frontières entre les deux. L’acteur fait bien son métier, disons-le. L’espace se crée sous nos yeux avec presque rien. Un bureau, des bouteilles d’eau. La lumière fait savamment son office et crée des lieux plus ou moins intimes. Sauf que le texte n’y est pas. Les débuts sont pourtant prometteurs, les adresses au public convaincantes. Puis, petit à petit, on perd l’envie d’écouter, parce que les mots s’enchaînent sans que le sujet soit clairement abordé. Il manque la force d’une écriture qui nous emmènerait dans le doute, dans le rêve. Or l’histoire se délite, et on aimerait sortir. C’est donc paradoxal que tous ces ingrédients réunis ne parviennent pas à nous enthousiasmer. Et si le métier d’auteur ne se collectivisait pas ?

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