15 septembre 2016

Sfar/Dali : une seconde avant l’éveil

Une seconde avant l’éveil
Johann Sfar | Didier Saco Design
DR

Voilà un homme qui aime les femmes, à tel point qu’il s’enferme avec elles, nues, à merci. Et que la clause résolutoire sera de les rhabiller de Schiaparelli à la fin de ces journées lentes, de redresser ces colonnes vertébrales et de présenter cette tension renouvelée des corps au regard du Maître. Élan de vie. Voilà un homme qui aime Dali, au point d’offrir à sa dépouille cryogénisée la présence de ces quatre humaines pendant un instant de son éternité, instant si long que, tel Lazare, il disparaîtra lors d’une nuit bacchanale. Voilà un homme qui aime les mythes au point de se confondre dans un personnage, Seabearstein, non pas percé de flèches irrésolues mais tour à tour mer, ours et pierre. Axe de ces désirs. Mort/désir, vie/pulsions mortifères : cette œuvre génère une libido extrême, énergie vandale tout autant désacralisante que sacrée. À voir, urgemment, en ces temps de besoin inextinguible de vie joyeuse.

Sébastien Descours

Sébastien Descours

Addict de création, d'innovation, de déconstruction du réel, adepte de l'alignement identité/sens/intention,

Fondateur et co-responsable du Master de philosophie -action Ethires

Chuchoteur à l'oreille des créateurs et influenceur de dirigeant,

Vivant passionné, cognitif, sensoriel et humain

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