11 mai 2016

Nous sommes repus mais pas repentis (déjeuner chez Wittgenstein)

Nous sommes repus mais pas repentis (déjeuner chez Wittgenstein)
Thomas Bernhard | Séverine Chavrier
DR

Des frères et sœurs de parents morts, des livres, un renard philosophe et, par terre, des monticules de vaisselle cassée… Bienvenue dans le « cachot familial » du Moi. Ici, plus rien n’existe car tout est détruit, et rien n’est palpable car tout est en suspension. Une seule certitude, donc : « Nous sommes tous malades », et il serait bien temps de s’attaquer à l’ascension de la montagne du changement, pour s’éloigner du passé qui tue et approcher d’une réalité apaisée. Alors, c’est peut-être l’histoire de Wittgenstein, mais on ne peut s’empêcher de penser à Bergson, pour qui « le changement n’a pas la valeur d’un simple phénomène : il est le réel lui-même ». Et c’est beau. Très beau, même.

Jean-Christophe Brianchon

Jean-Christophe Brianchon

Journaliste à France Culture, Grazia, Théâtre(s) Magazine.

I/O n°117

IO n°117

ANNONCE

À LIRE

FACEBOOK

Derniers articles de Jean-Christophe Brianchon

Nostalgie contemporaine

Imprégné par l’œuvre de la chanteuse égyptienne Oum Kalthoum, Fouad Boussouf s’empare de son œuvre pour la marier à celle d’une autre figure du monde arabe, le poète Omar Khayyam. Et c’est la fin d’un cycle. Avec ce spectacle, le chorégraphe et danseur d’origine marocaine termine une trilogie qu’il débutait
26 février 2020

Le tableau d’une génération

Porté par son histoire et inspiré par une toile du Musée d’Orsay, le rappeur Abd al Malik amène à la scène le récit d’un jeune homme noir du 21e siècle. Attention, affiche ! Sur le plateau, c’est avant tout la rencontre de trois grands noms : le rappeur Abd al
26 février 2020

Ombre sensuelle

Créé en octobre 2019 à L’Echangeur CDCN des Hauts-de-France, « Beloved Shadows » est le deuxième solo de Nach. Une expérience qui nous invite à faire histoire du corps et des désirs qui l’accompagnent. Une première image, fascinante : un dos. Un dos et ses muscles, anguleux, mouvants, désirables. Du
24 février 2020

Encore un instant

Deux panneaux, un néon et de la fumée. Trois éléments au centre de ce dispositif de Philippe Saire, quatrième volet d’une série de pièces dans lesquelles le chorégraphe appelle au dialogue des arts visuels avec la danse. Deux panneaux disposés en oblique, prêts à se rejoindre, mais qui laissent entre
24 février 2020

Histoire de nos corps

Nos corps comme des livres. Des livres dont Aina Alegre nous fait la lecture, une heure durant. Sur le plateau : trois corps. Torses nus, habillés de pantalons noirs, ils vont se mouvoir et s’écrire progressivement dans les méandres d’une nature fantasmatique que la scénographie de James Brandily nous enjoint
24 février 2020