« Dire la vie » s’attache, à travers des auteurs qui ont pour partie choisi de travailler l’autofiction, à toucher au plus près des expériences de vie communes : un avortement ; l’acceptation de son homosexualité ; la mort, fut-ce celle d’une mouche. Devant ce choix de textes très forts, et cette scénographie d’un dépouillement que ne renierait pas Claude Régy et qui permet de se focaliser sur la parole, devant l’exigence évidente d’Alexandre Doublet, on reste interloqués face au choix facile de terminer sur Victor Hugo. Cette tentative de flatter le spectateur qui, enfin, reconnaît un texte, n’est pas digne du reste du spectacle qui se veut pointu.
29 novembre 2017
Dire la vie
Derniers articles de Audrey Santacroce
La tristesse devrait-elle durer toujours ?
Dans un spectacle qui mêle danse, théorie filmique et histoire d’amour avec autant d’intelligence que d’humour, Daphné Biiga Nwanak et Baudoin Woehl nous montre le pouvoir consolateur de l’art. C’est au détour d’une promenade sur Wikipédia que Daphné Biiga Nwanak et Baudoin Woehl découvre le nom de Maya Deren, réalisatrice,
5 mars 2024
Que la joie vienne
On connaît son travail, et pourtant on ne s’en lasse jamais. Après « Phèdre ! » et « Giselle… », François Gremaud met un point final à sa trilogie consacrée aux figures féminines mythiques de la scène avec « Carmen. ». C’est qu’on croyait bien la connaître, l’Andalouse qui fait chavirer les coeurs, tant on baille
3 novembre 2023
Play, pause, repeat
Parallèlement à « Rituel 5 : la mort » créé en tandem avec Louise Hémon, la metteuse en scène Emilie Rousset continue son travail d’exploration d’archives sonores en solo, qui convoque pêle-mêle Karajan, chef·fes d’Etat, Nina Hagen, et son propre fils. On a coutume de dire, en ricanant plus ou moins jaune
28 novembre 2022
François l’Enchanteur
On ne s’y attendait pas, et probablement que lui non plus. Il a fallu que la vie et ses aléas s’en mêlent pour que François Gremaud, jamais en reste quand il s’agit de prendre les chemins de traverse, rêve en quelques jours « Allegretto », le solo qui remplacera le spectacle initialement
16 octobre 2022
Marche ou crève
Avec sa nouvelle création qui se joue au Théâtre National de Chaillot jusqu’au 1er octobre, Oona Doherty et ses douze interprètes livrent un spectacle brûlant sur fond de fin d’un monde. Ils et elles sont aligné·es en fond de scène, au son du « Concerto numéro 2 en ut mineur » de
28 septembre 2022



