2 février 2017
par

Nuée d’étoiles sur la piste

Les Forains, Ballet urbain pour huit danseurs
Anthony Egéa
DR

Du ballet Les Forains créé par Roland Petit en 1945, Anthony Egéa a gardé l’effervescence joyeuse d’une troupe plongeant sa danse virtuose dans un passé de saltimbanques. Mais aussi, une succession effrénée de tableaux fantasques, burlesques ou oniriques, qu’orchestre depuis le premier rang Anthony Egéa, grimé en directeur artistique. L’énergie du hip hop s’irise de gestes classiques et fait du plateau une folle piste, où le rire si facilement chavire en mélancolie. Sur scène, le compositeur Frank2Louise est roi : il fait pulser la musique d’Henri Sauguet, et c’est à cette source même que tout s’engendre, lumières, décors, et surtout mouvement. Cela surprend, dérange parfois, qu’une seule femme, pour sept hommes, soit présente sur scène. Mais, d’images surréalistes en battles, sur scène ou dans la salle, un enthousiasme fou emporte ces forains atemporels.

I/O n°118

ANNONCE

PODCAST

Prochaine émission : 06/07/2026 en direct du Festival d'Avignon

ANNONCE

À LIRE

Théâtre public

FACEBOOK

Derniers articles de Laetitia

Sylphides

Si la sylphide est un personnage mythique autant qu’une figure majeure dans l’histoire du ballet classique, l’asphyxie relie nos angoisses les plus brutes aux pratiques performatives. Prisonniers de coussins en latex sombre tantôt gonflés à bloc, tantôt vidés de leur air jusqu’à adhérence du latex à la peau, Cecilia Bengolea,
23 février 2017

Heureux métissages

En arabe, dakhla signifie « entrée », mais le terme désigne aussi un port marocain. De sa nouvelle pièce au titre évocateur, créée à Suresnes Cités Danse, Abou Lagraa a voulu faire un modeste hymne d’espoir au métissage des cultures. Sur un plateau nu découpé par quelques rais de lumière circulent les
26 janvier 2017