Icône populaire, encore aujourd’hui quarante-deux ans après sa mort, Oum Kalsoum est convoquée une fois de plus pour faire écho à la douce nostalgie d’un pays perdu et à la fierté d’être Arabe. Nora Krief s’empare, en hommage à sa mère, de ce poème d’Ibrahim Nagi interprété par la chanteuse égyptienne et le mêle à ses souvenirs de gamine. « Al Atlal », « Les Ruines », épousent ainsi l’exil difficile de sa famille tunisienne, les rideaux chemins de fer, les cris de la maitresse, le pavillon de banlieue parisienne, le saule pleureur français et les lauriers roses tunisiens… Elle, qui n’a connu son pays seulement parce qu’elle a du « vivre en France comme en Tunisie », s’est maintenant réconciliée avec ses vieux démons. Adresse à tous les déracinés, ce tour de chant prend plutôt la forme d’un cabaret un peu kitsch et naïf, malgré la sincérité touchante de la jeune femme.
12 janvier 2018
Al Atlal, chant pour ma mère
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Oussama, ce héros
On se demande ce qui pousse ce jeune collectif lyonnais à jouer une histoire si sordide tous les soirs. On se demande aussi comment ils font pour supporter la tension qu’ils installent sur la scène. Le questionnement du climat de peur général et de la banalisation de la haine de
5 janvier 2018
Tonnerre
En septembre dernier au Théâtre de Ménilmontant se tenait les Floréales Théâtrales, festival parisien engagé pour le théâtre contemporain émergeant. L’axe « citoyen du monde » donnait le ton à cette troisième édition, ouverte avec une commande passée par le festival à la compagnie Hesperos. Pour aborder cette thématique actuelle, les jeunes
15 novembre 2017
Dystopie au TNG
Alors qu’une voix artificielle récite les vers intemporels de « Hamlet », un bras de robot mécanique déplace précautionneusement sur une table des petits personnages. L’image est cocasse. Façon théâtre d’objet moderne, Joris Mathieu imagine un monde où les humains auraient intégralement disparu. C’est ainsi, avec son humour bien à lui, qu’il
14 juin 2017
Iliade – épisode 9. La mort d’Hector
Ancienne bourse au cuir parisienne, le Théâtre Paris-Villette garde les stigmates de son histoire dans les arches de pierres taillées et les plafonds ouvragés. Y entendre le récit d’Homère dans la bouche d’anciens détenus du Centre pénitentiaire de Meaux impose de fait un imaginaire chargé d’histoire(s). Au commencement, afin d’apaiser
17 mai 2017
Babarman, mon cirque pour un royaume
Un chapiteau pour les enfants, une coulisse pour les parents : l’idée n’est pas mauvaise et devient même carrément culottée quand c’est la compagnie du Zerep qui la met en scène. Ils sont tous là, toujours aussi hilares, prompts à l’improvisation, et costumés de la tête aux pieds. Ce double
6 avril 2017



