2 juillet 2018

Atomic Man, chant d’amour

Atomic Man, chant d’amour
Julie Rossello-Rochet | Lucie Rébéré

Meetoo, trickster d’une réflexion nouvelle sur le genre et ses conflits, ne cesse de trouver des lieux différents d’expression. Ouvreur de portes, il libère des énergies puissantes bien que parfois brouillonnes. Dans « Atomic Man », Meetoo fait céder les barrières de la frustration de cinq jeunes actrices, désireuses à leur tour de participer à cette mise en abyme de l’éternel masculin. Leur personnage, enfant puis adolescent, va tâtonner et explorer l’écart entre place et dires, existence et pensée commune. Tout n’est pas exempt de défaut : confus, parfois pataud, n’évitant pas de sordides clichés pourtant absents de la « mâlitude » contemporaine, où les jeunes hommes sont bien plus préoccupés de leur avenir que de domination de genre… Mais les trouvailles de mise en scène et l’énergie joyeuse des actrices ravissent la salle et surtout les spectateurs les plus jeunes. Euphorisant comme un bonbon acidulé !

Sébastien Descours

Sébastien Descours

Addict de création, d'innovation, de déconstruction du réel, adepte de l'alignement identité/sens/intention,

Fondateur et co-responsable du Master de philosophie -action Ethires

Chuchoteur à l'oreille des créateurs et influenceur de dirigeant,

Vivant passionné, cognitif, sensoriel et humain

I/O n°117

IO n°117

PODCAST

ANNONCE

À LIRE

CND
Théâtre public

FACEBOOK

Derniers articles de Sébastien Descours

Les souvenirs viennent à ma rencontre

Quand Edgar Morin donne à lire, il n’y va pas par des chemins directs : son autobiographie est une œuvre gargantuesque, à l’image de son parcours de vie. Démesurée. On y croise les fantômes de la résistance, les acteurs de la construction de la France d’après-guerre, les penseurs de la
12 janvier 2020

Yoshida Brothers

L’oud, instrument souvent méconnu hors du festival de Meknès, étend pourtant toujours plus son affirmation d’une simplicité trompeuse et surtout autorisant tous les excès et expérimentations. On avait bien sûr adoré Hamza El Din, adulé le père et le fils Bachar, sans jamais pourtant se dire que le Japon serait
29 novembre 2019

L’anatomie de la mélancolie

L’anxiété a saisi l’humain depuis sa chute de l’Eden. Qui n’a de cesse depuis de trouver pansements et cautères pour apaiser l’égarement qui le saisit. La première partie expose les gimmicks communs, talismans du traitement du symptôme : psy, médocs, réussite sociale, sexe compulsif. Et leur rôle désormais clair dans
29 novembre 2019

Léonard et la rue

Fluctuart, centre d’art urbain situé sur une superbe péniche rive droite, propose de redécouvrir Léonard de Vinci au travers du regard et du travail de vingt artistes internationaux issus de l’art urbain. Ils explorent les grands thèmes de Da Vinci sans retenue aucune sur les techniques mobilisées : installations monumentales,
7 novembre 2019

Jouissif Tarquin

Il est de ces moments de grâce où l’excès nous transporte, le dépassement des lignes autorisées et l’ignorance volontaire des tabous nous met en joie, un élan Bérurieresque (pour ceux qui se souviennent de San Antonio). « Tarquin », c’est cela : une scène noyée par l’orage tropical (mais où sont les
22 octobre 2019