21 février 2018

Magnétic

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Jérôme Thomas

C’est un spectacle qui reprend mais jamais ne se répète. En l’occurrence qui reprend, ou plutôt qui s’inspire d’un autre, créé il y a vingt ans celui-là : Hic Hoc. Comme installé dans la boucle du temps, qui jamais ne se brise et toujours avance, le spectateur peut alors entrevoir le bienfait des décennies qui passent sans oublier de donner (enfin) à Jérôme Thomas ce qu’on lui refusait hier : raison. Parce que oui, ce spectacle n’est autre que l’essence même de ce qui fait le bois du maître jongleur, sans qui la grande Phia Ménard ne serait pas tout à fait la même, à savoir un instant suspendu qui use des savoir-faire des quatre jongleuses qu’il met en scène pour hurler dans l’apaisement, ce qui désormais ne pourra plus faire aucun doute : quand il se fait autre que divertissement, le jonglage est une arme de description massive des âmes avec lesquelles il joue.

 

 

Jean-Christophe Brianchon

Jean-Christophe Brianchon

Journaliste à France Culture, Grazia, Théâtre(s) Magazine.

I/O n°118

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