« Un homme qui fume… » a tout ce qu’il faut pour réussir : des rires, (mêlés à) de l’émotion et (assaisonnés par) de la réflexion, des scènes de drame, (teintées) de narration, (saupoudrées) de méta-théâtre et (comblées par) une dose d’onirisme. Le tout sur un thème épineux : le deuil — ici, sept frères et soeurs se retrouvant dans leur ville natale de Cholet pour les obsèques de leur père. Que demander de plus (à part peut-être moins) ? Leslie Bernard, perchée quelque part entre In Vitro et les Chiens de Navarre (dont Adèle Zouane et Matthias Jacquin, parmi les fondateurs de BAJOUR, sont de récents membres), compose agilement sa symphonie douce-amère à réserver pour les dimanches soirs : fouillis, trop peu radicale, mais fichtrement réconfortante et généreuse… On voudrait seulement que son éclat, faute de vrai contrepoint (que le fantôme incestueux rôdant sur la famille avait l’occasion de charrier), se ternisse moins vite.
29 juillet 2018
Un homme qui fume c’est plus sain
Derniers articles de Victor Inisan
Danse de la (non) pluie
S’associant à Mariette Navarro pour leur troisième création jeune public, les frères Ben Aïm remuent les eaux intérieures d’un duo mêlant danse et poésie, dont la rencontre, peu théâtrale, opère au bout d’une lente itération écologique. Une cuisine bien abstraite : deux tables vides et un robinet à sec depuis
19 février 2026
Ensoleillé d’existence
Nouveau directeur du CCNN de Nantes, le chorégraphe et danseur Salia Sanou reprend son concept Multiple-s — des rencontres face-à-face avec un artiste (danseur, musicien ou bien auteur) — dans le cadre du festival Trajectoires, avec un diptyque d’une grande élégance chorégraphique. On l’aura vu en duo avec Germaine
27 janvier 2026
Le moi n’est pas maître
Sans aucun doute, le précepte psychanalytique « le moi n’est pas maître dans sa propre maison » convient bien à NEGARE et (di)SPERARE, les deux premiers volets d’un obscur triptyque composé par le chorégraphe luxembourgeois Giovanni Zazzera : bien qu’elle pâtisse d’un visuel un peu grossier, la danse sidère par son inquiétante
24 janvier 2026
No hay banda
Deuxième volet du cycle L’Amour et l’Occident, Le Mauvais Sort de l’autrice et metteuse en scène Céline Champinot imagine un cabaret post-apo où quatre figures archétypales revivent la déréliction amoureuse et politique du monde moderne. Sous une faible lumière blafarde, une silhouette écarlate pénètre un cabaret en ruines : chaises
8 janvier 2026
Humain trop humain
Chez Sharon Eyal, les genres chorégraphiques s’entremêlent souvent — contemporain, gaga, même des danses de salon — pour fusionner autour d’une même esthétique, certes genrée et relativement classique, mais qui puise autant dans le ballet que dans le compagnonnage de la chorégraphe avec la Batsheva. Même programme pour le dernier-né
2 décembre 2025



