19 juillet 2019

Autobiography

Autobiography
Wayne McGregor
© Christophe Raynaud de Lage

Les 23 paires de chromosomes du génome humain constituent à la fois une famille et un langage, dont l’écriture n’est pas sans rappeler celle des mystérieux « Hommes dansants » des aventures de Sherlock Holmes. C’est le point de départ, pour Wayne McGregor, d’une graphologie chorégraphique dont le découpage est généré par algorithme, rendant chaque représentation unique. Mais l’excellence des danseurs (mention particulière à Jacob O’Connell) n’y fera rien : l’hommage qui y est rendu au corps profond – à l’infra-carcasse chère à Jerome Andrews – tient plus de la dissection froide que de l’exultation de la chair. « La croyance à la substantialité de l’esprit céda petit à petit le pas à une affirmation toujours plus intransigeante de la substantialité du monde physique », regretterons-nous avec Jung.

Mathias Daval

Mathias Daval

Journaliste depuis 2001, lauréat de la bourse du CNT en 2014, cofondateur de I/O et éditeur pour le Theatre Times, membre de la Fédération des critiques de la presse française. Il est également game designer et chargé de cours en master de journalisme culturel à l'université de Paris 3 Sorbonne-Nouvelle depuis 2020.

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