8 juillet 2023

Sélections fictives

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Personnalités amoureuses du OFF, artistes habitué.e.s ou actuel.le.s du festival IN, autant de défricheur.se.s qui vous aideront peut-être à vous repérer dans la jungle avignonnaise. Arbitraires ou mûrement réfléchies, ces sélections fictives ne valent pas moins que d’autres. Car ici, au moins, pas de synthèse racoleuse des têtes d’affiche, pas de lauriers à Jean-Philippe Daguerre, pas de fléchage du marathon Mesguich-père-fils. D’obscurs désirs émergent sur cette page, qui auront moins vocation à vous conseiller qu’à réveiller les vôtres.

OLIVIER PY
(« Je serai en repérage pour la future saison du Châtelet. Voyez que je ne boude pas le OFF ! »)
« L’opéra de Cornichon Ville » (Pôle Culturel Jean Ferrat)
« Sten et Chardon » (L’Arrache-cœur)
« Flutte – Concert à gauche après le feu » (La Rotonde)
« Les muziko-thérapitres » (La Comédie du Forum)
« La Chorale inclusive de Zicomatic » (La Comédie d’Avignon)

CHANTAL GOYA
(« Les beaux messieurs font comme ça, et puis encore comme ça… »)
« Le loup en slip » (La Luna)
« Les parents viennent de mars, les enfants du McDo » (Le Paris)
« La Belle au bois dormant d’un œil » (Présence Pasteur)
« P’tits maux d’mômes » (L’Arrache-coeur)

MILO RAU
(« Le réel, rien que le réel »)
« Tempête à l’Hypermarket » (Pixel)
« Le drame, c’est pas le maillot, c’est la claquette » (L’Albatros)
« J’ai un vieux dans mon sac si tu veux je te le prête » (11 Avignon)
« Les deux moches du fond » (Théâtre de la Carreterie)
« Vivre heureux dans un pull qui gratte » (L’Arrache-coeur)

LAURENT WAUQUIEZ
(« Le théâtre que nous rêvons pour la région Rhône-Alpes »)
« Tu ne seras jamais comédien mon fils » (Espace Alya)
« Le Pestetâcle » (Le Palais du rire)
« J’ai raté ma vie de tapin en voulant faire l’acteur » (La Luna)
« Erreur de casting » (La Comédie Forum)
« Artiste de complément » (Théâtre du Centre)

ROBIN RENUCCI
(« Aller vers l’inconnu : toujours ma devise quand je vais dans le OFF »)
« Le Misanthrope » (Théâtre des Lucioles)
« Le Cid » (Les 3 raisins)
« L’Avare » (Théâtre Notre-Dame)
« L’Avare » (Théâtre de l’Oulle)

VIRGINIE DESPENTES
(« En 2018, je disais que “questionner la virilité à Avignon, c’était martien“. Aujourd’hui, même le OFF est révolutionnaire ! »)
« Marche salope » (Théâtre des Doms)
« Ras le cupidon » (Théâtre de l’Observance)
« Rien sans mâle » (Chapelle des Antonins)
« Une merveilleuse histoire de sexe dégueulasse » (La Reine Blanche)
« Je t’aime mais casse-toi » (Al Andalus)

PHILIPPE QUESNE
(« Cosmos et paysages, what else ? »)
« Le voyage du magicien galactique » (Al Andalus)
« Goutte au nez et l’arbre sacré » (Palais du rire)
« L’hirondelle et le hérisson, une comédie romantique écolo » (La Scierie)
« Ça sent l’eucalyptus » (La Luna)
« Mille secrets de poussin » (Présence Pasteur)

CLAUDE REGY
(« … … … … … … … … … … … »)
« La chamane endormie » (L’Observance)
« Bien au-dessus du silence » (La Luna)
« J’aurais préféré que nous fassions obscurité ensemble » (L’Adresse)
« Francky Pnose : bienvenue dans mon monde » (Paradise République)

ANGÉLICA LIDDELL
(« C’est les vacances ! Je vais aller cette année vers plus de rondeur, de douceur »)
« Je serai toujours là pour te tuer » (Espace Alya)
« Sache qui tuer » (Espace Alya)
« Les délicieusement scandaleuses. Chapitre 1 : révélations » (Théâtre Le Cabestan)
« Une vampire au soleil » (La Manufacture)
« Moi, Antonin Artaud, j’ai donc à dire à la société qu’elle est une pute, et une pute salement armée » (Espace Saint Martial)

PASCAL RAMBERT
(« Les épigones de “Clôture de l’amour“ m’intriguent toujours beaucoup »)
« Amor à mort » (L’Arrache-coeur)
« Âme-mour » (L’Observance)
« Délire à deux… à tant qu’on veut » (L’Adresse)
« Mariés sur le tarmac » (Pixel)
« Chéri je t’ai trompé (et c’est pas ça le pire…) » (Paradise République)
« Il faudra que tu m’aimes le jour où j’aimerai pour la première fois sans toi » (L’Entrepôt)

JULIEN GOSSELIN
(« De la bonne came littéraire, du gros son, et un soupçon d’extinction… »)
« De La Fontaine à Booba » (Atypik Théâtre)
« Rave 1995 : l’expérience interdite d’une génération qui voulait vivre à 150 BPM » (Kabarouf Barthelasse)
« La Nuit Bleue » (Le Délirium)
« The end is nigh ! » (Occitanie fait son cirque)
« Basketballman can fly » (The Garage international)

HELENE DAROZE
(« À Avignon, je range le tablier et j’ouvre grand les mirettes ») 
« Harissa : histoires piquantes de Tunisie » (La Carreterie)
« Ceci n’est pas une saucisse » (Pixel)
« La reine des patates » (Le Totem)
« Camembert » (Le Castelet)

CAROLINE GUIELA NGUYEN
(« Vivement les karaokés du Delirium »)
« La pleurante des rues de Prague » (Théâtre des Vents)
« Un cœur serré, incarcéré » (La Luna)
« Léo le petit robot et la maison des émotions » (Confidentiel Théâtre)
« Fraternisons ! » (La Chapelle de l’Oratoire)
« Aimer, c’est ce qu’il y a de plus… con ! » (Paradise République)

Valentine Fromager

Valentine Fromager

Valentine Fromager a été la collaboratrice de nombreux metteurs en scène comme Guillaume Chatoska, Eric Bourbon ou Nathalie Nakaffe. Depuis 2010, elle est détective-reporter pour la scène théâtrale. Refusée à Sceneweb et Transfuge, pas assez radicale pour L'Œil d'Olivier, elle trouve refuge à IO Gazette pour livrer chaque année, dans l'aurore du printemps, le scoop exclusif du théâtre public. Elle n'a pas de lien de parenté avec Alain Fromager mais elle la fille d'un célèbre artiste de la scène francophone, dont elle souhaite taire l'identité. Elle n'est pas membre du syndicat de la critique.

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