Hanna Laborde

Hanna Laborde

Journaliste pigiste culturelle (théâtre et danse), à Théâtre(s), La Lettre du spectacle, La Scène, UBU... Diplômée d'un master d’Études théâtrales et d'un master de Lettres modernes.

© Séverine Charrier

Orch-extra

8 février 2026
Pour sa première création jeune public, signée par la chorégraphe Julie Coutant, la compagnie La Cavale fait le pari audacieux – et réussi – de faire entendre des ouvertures d’opéras en les donnant à éprouver par les corps. Un choix de format musical particulièrement fécond pour tous les possibles qu’il recèle.   La force de Tadam ! est, de fait, d’exploiter

À l’amant qui me sauvera la vie

Il n’y a rien au plateau, et pourtant un kaléidoscope d’espaces se dessine dans notre imagination au fil de la performance – grâce à la finesse d’évocation des lumières rectangulaires de Margherita Scalise : une rue, un dancefloor, un terrain vague… Rien, donc tout pour une rencontre des corps, celle

Dans les (é)cri(t)s de la nuit
NÔTDansePerformance

7 juillet 2025
Marlene Monteiro Freitas, artiste associée de cette édition du Festival, propulse sur scène des « Mille et une nuits » qui font éprouver l’organicité sous-tendant le conte. De la pondéreuse œuvre ancestrale, la chorégraphe en conserverait le suc. Elle la compresse, la passe au filtre de sa théâtralité grotesque et de son esprit

Double à facettes
Pleins feuxPerformanceThéâtre

24 mai 2025
Isabelle Adjani est née le même jour que Maëlle Gozlan. Celle-ci l’a invitée à son anniversaire, et on l’attend, cette autre-que-soi, ce double à paillettes. Ce prétexte dramaturgique de l’icône – et son absence – n’est pas vain. Au contraire, il s’agirait bien, avec ce récit performatif, de le travailler

E(n)clos
DOGS [Nouvelles du parc humain]Danse

6 avril 2025
« DOGS » est annoncé comme un jeu de société, et c’est pourtant une conversation qu’on entend, et qu’on retient. Parce que par-delà son caractère très écrit, dans cette forme transposée du jeu social, que cinq jeunes danseur.ses s’emploient à dé-coder, émane de l’ensemble une spontanéité du propos. Voire quelque chose d’intranquille,

Tout un art
Une autre histoire du théâtreThéâtre

25 février 2025
Dans ces multiples palimpsestes qui forment cette « autre histoire du théâtre », on aime reconnaître, on l’avoue, un grain de voix légendaire ou une scène mythique par-ci, une direction d’acteurs qui vaut pour méthode par-là. Mais, bien sûr, si cette distinction fait partie du jeu, elle n’en fait pas

Ce qui nous lie
Shadow of my belongingDanseMarionnettes

23 janvier 2025
Dans un écrin épuré, où seuls deux îlots faits de bâtons de bois suffisent à signifier la terre d’origine et la terre d’accueil, un marionnettiste fait danser une ombre incarnée. Ou plutôt un corps absenté. Ou bien encore, un charnel « spectre de l’absent », selon la formule – déjà

V(r)om(b)ir
Plutôt vomir que faillirThéâtre

17 janvier 2025
Ce qui ne cesse de surprendre chez Rébecca Chaillon, c’est la puissance performative de son geste théâtral. Aussi commune puisse paraître cette idée, il en faut, tout de même, de la maîtrise pour (com)poser de tels actes, de telles paroles, de tels tableaux scéniques. Pour faire éclater un monde et

Creuser la temps-danse
BranleDanse

2 décembre 2024
Travailler le motif de la répétition pour générer de la déformation et atteindre la transe. Présentée ainsi, cette trajectoire dramaturgique sonnerait déjà vue, tant elle semble imprégner la scène chorégraphique actuelle. Là où « Branle » se distingue, c’est par son point d’origine. En choisissant une des formes très traditionnelles

Sublime criatura
HurlulaPerformance

12 novembre 2024
« De l’origine, de l’a-parlance, de l’abîme, du corporel, de l’animal, de l’insublimable persistent en nous. », écrit Pascal Quignard. Avec « Hurlula », cette persistance advient comme existence. Le corps intranquille de Flora Détraz, fuyant constamment sa propre forme, cet infans qui a pour seule profération le cri, semble errer parmi

Ride politique
SkateparkDansePerformance

14 octobre 2024
Si le skatepark éponyme est matérialisé et délimité scéniquement par des grilles en fer, des tôles et des plateformes à effets de réel, son référent essentiel s’apparente plutôt à cet espace constamment mouvant, défini par les performeurs aux trajectoires toutes en boucles, ondulations, sauts. Et avant eux, dès notre entrée

Anatomie d’une chute (à deux)
La Ligne solaireThéâtre

9 juillet 2024
D’emblée la parole fuse, non comme un démarrage, mais comme une énième reprise, qu’on attraperait au vol, in medias res. Ce que matérialisent ici, sans surligner, les souillures noires sur le sol et les murs tout en carrelage à la perfection et l’excessivité ironiques. Bile ou venin, en tout cas

Un cloître à soi
Le Papier peint jauneThéâtre

8 juillet 2024
Lætitia Poulalion et Mathilde Levesque signent une lecture fine de la nouvelle de Charlotte Perkins Gilman, dont l’épure et l’efficacité servent une densité d’évocation, fidèle en cela au genre même du texte. Un flot de paroles déversé par cette femme cloîtrée, dont la dépression post-partum justifie la répression, selon son

En recherche de l’autre
CicatricielThéâtre

3 juillet 2024
Malgré une intelligente construction textuelle, qui part d’un vide existentiel – l’absence de l’Autre, l’être aimé qui s’en va –, pour désenfouir, d’abandon en abandon traumatique, un scandaleux vide langagier – l’absence de signifiant, ici celui d’« intersexe » –, quelque chose, pour nous aussi, peine à « passer ». La faute à une

Princesse décontée
Rapunzel DansePerformance

11 février 2024
La performeuse Mélissa Guex transforme l’argument dramatique du conte « Rapunzel » en symbolique, soit l’enfermement de la figure de la princesse dans nos représentations patriarcales, matérialisé plastiquement par ce masque d’argile blanche qui recouvre son visage. Ingénieuse métaphore qui détourne d’emblée le principe de toute identification possible pour mieux mon(s)trer le

I/O n°117

IO n°117

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