Hanna Laborde

Hanna Laborde

Journaliste pigiste culturelle (théâtre et danse) à Théâtre(s), La Lettre du spectacle et La Scène. Diplômée d'un master d’Études théâtrales et d'un master de Lettres modernes.

De croisements en traversées

26 novembre 2025
Le NEXT festival, qui déploie sa 18e édition jusqu’au 29 novembre, est une histoire de circulations. Entre les villes de deux pays frontaliers, la France et la Belgique, inscrites au sein de l’Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, auxquelles s’ajoute Valenciennes, mais aussi entre les lieux – vingt théâtres –, les langues et les arts –théâtre, danse, performance. De notre côté, le parcours sillonné
© Séverine Charrier

Orch-extra

Pour sa première création jeune public, signée par la chorégraphe Julie Coutant, la compagnie La Cavale fait le pari audacieux – et réussi – de faire entendre des ouvertures d’opéras en les donnant à éprouver par les corps. Un choix de format musical particulièrement fécond pour tous les possibles qu’il

Sainte trinité

On n’aura jamais fini d’épuiser Spécimen. On n’aura jamais fini de lire

Double à facettes

24 mai 2025
Isabelle Adjani est née le même jour que Maëlle Gozlan. Celle-ci l’a invitée à son anniversaire, et on l’attend, cette autre-que-soi, ce double à paillettes. Ce prétexte dramaturgique de l’icône – et son absence – n’est pas vain. Au contraire, il s’agirait bien, avec ce récit performatif, de le travailler

E(n)clos

6 avril 2025
« DOGS » est annoncé comme un jeu de société, et c’est pourtant une conversation qu’on entend, et qu’on retient. Parce que par-delà son caractère très écrit, dans cette forme transposée du jeu social, que cinq jeunes danseur.ses s’emploient à dé-coder, émane de l’ensemble une spontanéité du propos. Voire quelque chose d’intranquille,

Tout un art

25 février 2025
Dans ces multiples palimpsestes qui forment cette « autre histoire du théâtre », on aime reconnaître, on l’avoue, un grain de voix légendaire ou une scène mythique par-ci, une direction d’acteurs qui vaut pour méthode par-là. Mais, bien sûr, si cette distinction fait partie du jeu, elle n’en fait pas

V(r)om(b)ir

17 janvier 2025
Ce qui ne cesse de surprendre chez Rébecca Chaillon, c’est la puissance performative de son geste théâtral. Aussi commune puisse paraître cette idée, il en faut, tout de même, de la maîtrise pour (com)poser de tels actes, de telles paroles, de tels tableaux scéniques. Pour faire éclater un monde et

Creuser la temps-danse

2 décembre 2024
Travailler le motif de la répétition pour générer de la déformation et atteindre la transe. Présentée ainsi, cette trajectoire dramaturgique sonnerait déjà vue, tant elle semble imprégner la scène chorégraphique actuelle. Là où « Branle » se distingue, c’est par son point d’origine. En choisissant une des formes très traditionnelles

Sublime criatura

12 novembre 2024
« De l’origine, de l’a-parlance, de l’abîme, du corporel, de l’animal, de l’insublimable persistent en nous. », écrit Pascal Quignard. Avec « Hurlula », cette persistance advient comme existence. Le corps intranquille de Flora Détraz, fuyant constamment sa propre forme, cet infans qui a pour seule profération le cri, semble errer parmi

Ride politique

14 octobre 2024
Si le skatepark éponyme est matérialisé et délimité scéniquement par des grilles en fer, des tôles et des plateformes à effets de réel, son référent essentiel s’apparente plutôt à cet espace constamment mouvant, défini par les performeurs aux trajectoires toutes en boucles, ondulations, sauts. Et avant eux, dès notre entrée

Un cloître à soi

8 juillet 2024
Lætitia Poulalion et Mathilde Levesque signent une lecture fine de la nouvelle de Charlotte Perkins Gilman, dont l’épure et l’efficacité servent une densité d’évocation, fidèle en cela au genre même du texte. Un flot de paroles déversé par cette femme cloîtrée, dont la dépression post-partum justifie la répression, selon son

En recherche de l’autre

3 juillet 2024
Malgré une intelligente construction textuelle, qui part d’un vide existentiel – l’absence de l’Autre, l’être aimé qui s’en va –, pour désenfouir, d’abandon en abandon traumatique, un scandaleux vide langagier – l’absence de signifiant, ici celui d’« intersexe » –, quelque chose, pour nous aussi, peine à « passer ». La faute à une

Princesse décontée

11 février 2024
La performeuse Mélissa Guex transforme l’argument dramatique du conte « Rapunzel » en symbolique, soit l’enfermement de la figure de la princesse dans nos représentations patriarcales, matérialisé plastiquement par ce masque d’argile blanche qui recouvre son visage. Ingénieuse métaphore qui détourne d’emblée le principe de toute identification possible pour mieux mon(s)trer le

I/O n°118

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Prochaine émission : 06/07/2026 en direct du Festival d'Avignon

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