Mathias Daval

Mathias Daval

Journaliste depuis 2001, lauréat de la bourse du CNT en 2014, cofondateur de I/O et éditeur pour le Theatre Times, membre de la Fédération des critiques de la presse française. Il est également game designer et chargé de cours en master de journalisme culturel à l'université de Paris 3 Sorbonne-Nouvelle depuis 2020.

Spiel ou face

Du 23 au 26 octobre 2025, le centre d’exposition de Messe Essen, près de Cologne, s’est comme chaque année transformé en espace-temps entièrement dédié aux jeux de société. Un microcosme aussi bariolé qu’ultra-commercial. Avec près de 80 000 mètres carrés et 1 000 exposants de 55 pays réunis pendant quatre jours dans l’immense halle d’exposition, le Spiel est le principal

Un bon fasciste est un fasciste mort

Ecrit pendant le Covid, « Catarina et la beauté de tuer des fascistes » est un détonnant exercice de pensée d’une grande maîtrise formelle, à mi-chemin entre proposition philopolitique et conte tragicomique. Mais la création de Tiago Rodrigues ne reste-t-elle pas enfermée dans le périmètre de ses propres ambiguïtés ? « Não passarão », lit-on

Elegie bucolique
La Pastorale / Le Chant de la TerreMusique

29 octobre 2015
Deux œuvres magistrales, interprétées ici avec brillance et subtilité par Yannick Nézet-Séguin et l’orchestre philharmonique de Rotterdam. Mention spéciale au 4e mouvement de la « Pastorale », dont le jeu de contrastes entre graves et aigus met en relief ce « sublime pittoresque » qu’évoqua Berlioz. Et bonheur ineffable de retrouver un Malher débarrassé de

Chanson d’automne

16 octobre 2015
Parce que nous tenons toujours nos promesses, I/O revient pour une deuxième édition : voici venu le temps des feuilles d’automne (sans la langueur monotone) ! Dans ce Paris dont parlait Chamfort pendant la Révolution française, « ville d’amusements, de plaisirs, où les quatre cinquièmes des habitants meurent de chagrin », I/O défend la

Égrégore

24 juillet 2015
Vous lisez le dernier numéro d’I/O. Pour ceux que la tristesse prend à la gorge et dont les larmes pudiques irisent la joue gauche, rassurez-vous, l’espoir renaît en deuxième partie de ce « Focus » (spoiler alert : l’aventure continue à la rentrée). En attendant, on me dit qu’il est de bon ton

Poreux Porée
Trilogie du revoirThéâtre

23 juillet 2015
Benjamin Porée a beau convoquer, dans sa note d’intention de la « Trilogie », tout à la fois Tchekhov, Pierre Soulages et Roland Barthes, il y a peu de chances qu’aucun de ces génies éthérés ne vienne planer sur son spectacle, qui nous plonge dans la torpeur et l’ennui. On aimera ou

Le cantique du quantique
Théorie des prodigesDanse

21 juillet 2015
Dans la foultitude déconcertante des pitreries grasses, des psychodrames autofictionnels et des resucés de Shakespeare à la sauce techno-plastique, il subsiste dans le OFF du Festival d’Avignon quelques moments de grâce. Bénies soient les Hivernales d’avoir offert au spectateur cette « Théorie des prodiges » ! L’enivrant projet de Marcia Barcellos et Karl Biscuit, brouillon d’un
Etat de siège

La Cité de la peur
État de siègeMarionnettesThéâtre

20 juillet 2015
À l’été 1947, pendant que Jean Vilar traîne ses guêtres au palais des Papes d’Avignon, où il élabore une première version du festival, Albert Camus planche sur le manuscrit de « L’État de siège ». Le texte paraîtra l’année suivante, sorte d’extension théâtrale du dispositif philosophique exposé dans « La Peste ». N’ayons aucun doute :
Marx & Jenny

Life on Marx
Marx et Jenny

19 juillet 2015
Il était une fois Karl Heinrich Marx, allemand et barbu, et Johanna Bertha Julie Freiin von Westphalen, dite « Jenny », tout aussi allemande mais beaucoup moins barbue. De leur union en 1843 naquirent sept enfants, dont quatre morts en bas âge, et, cent soixante-dix ans plus tard, le spectacle d’Audrey Vernon. « Le
En attendant Godot

La ballade des suspendus
En attendant GodotThéâtre

18 juillet 2015
Le symbolisme et l’abstraction poético-politico-philosophiques du théâtre beckettien lui confèrent une qualité d’impermanence et d’inactualité. Guère étonnant, dès lors, qu’« En attendant Godot » soit l’une des pièces du répertoire contemporain les plus jouées. Mais cette qualité est aussi une chausse-trape mortelle pour la dramaturgie : comment éviter la désincarnation ? Le travail de Laurent
Kaputt

Complètement kaput
KaputtLecture

17 juillet 2015
« “Kaputt” est un travail d’adaptation à la scène de récits contenus dans le livre éponyme de Curzio Malaparte, paru en 1943 », lit-on dans le dossier de presse. Outre l’emploi erroné du terme “éponyme”, on restera perplexe devant le reste de la description du projet de Pougeard et Adam. « Adaptation à
je n'ai pas de nom

Tarkos foutraque
Je n’ai pas de nomPoésie

17 juillet 2015
La poésie de Christophe Tarkos, lancinante, masticatoire et maïeutique, se prête particulièrement bien à sa récitation et sa mise en espace. Le travail de Soumette Ahmed, soutenu par le Centre de création artistique et culturel des Comores, donnait envie d’être découvert avec un mélange de curiosité et de bienveillance. Le
Mise en scène d'un corps amoureux

Incarner l’obsession
Mise en scène d’un corps amoureux

16 juillet 2015
N’ayons pas peur de l’emphase : les « Fragments d’un discours amoureux » de Roland Barthes, digestion poétique de Stendhal et de Proust à la sauce sémiologique, paradent au sommet de ce que la littérature a à offrir sur l’amour. La perspective d’entendre ce texte sur une scène, doublée par la curiosité de

I/O n°117

IO n°117

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Prochaine émission : 06/07/2026 en direct du Festival d'Avignon

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