Dostoievski

Tibi dabo

28 septembre 2020
Poutre faîtière de tout l’édifice romanesque dostoïevskien, la séquence dite « du Grand Inquisiteur » est une réflexion dialectique abyssale sur la théodicée. Après « Les Démons », Sylvain Creuzevault poursuit son exploration théâtrale intello-farcesque de l’âme humaine. Dans l’un des plus importants commentaires sur l’œuvre de Dostoïevski, Nicolas Berdiaev résume sans équivoque : « L’apparente

Rédemption

26 septembre 2018
L’œuvre de Creuzevault est traversée par la trituration de la chose politique, de « Baal » au « Capital et son singe » en passant par « Notre terreur ». Avec « Les Démons », il assoit son théâtre dialectique sur la prose prophétique de Dostoïevski pour créer un objet scénique aussi polymorphe que réjouissant. « Les Démons » est

Le nihilisme du visage

15 septembre 2016
Malgré quelques références à la Russie contemporaine, il ne faudrait pas réduire l’adaptation de Frank Castorf à l’exploration de cet éternel poncif qu’est « l’âme russe », car ce qu’il étreint, c’est, plus largement, toute la démesure de l’interrogation dostoïevskienne sur le destin du nihilisme européen, que celui-ci ait pour nom socialisme,
Le crocodile

Lacoste

15 juillet 2015
Dostoïevski résumera « Le Crocodile » comme « un récit véridique, sur la façon dont un monsieur, d’âge et d’aspect certains, fut avalé vivant par un crocodile, tout entier, de la tête jusqu’aux pieds, et ce qui s’ensuivit ». Par cette simple phrase, on ne peut déjà qu’imaginer l’univers fantasque, drôle et burlesque qui

I/O n°118

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