Marguerite Duras

Drame sans tête

25 mars 2025
Troisième « Amante anglaise » de la saison – côtoyant celle de Jacques Oskinski et celle de Julien Gosselin (inscrite dans son « Musée Duras ») – la mise en scène d’Émilie Charriot confirme une passion récente pour cette œuvre au titre trompeusement “durassien“. Adepte de dispositifs minimaux investis par

Dolorem ipsum

5 octobre 2022
Créé en 2009 par Patrice Chéreau, en collaboration avec Thierry Thieû Niang, au théâtre de l’Atelier, « La Douleur » est repris au TNP, puis en tournée, par sa comédienne Dominique Blanc. Un monologue de Marguerite Duras sur la souffrance de l’attente et sur la Shoah, d’une intensité bouleversante et

Spectres de Duras

27 janvier 2022
C’est un spectacle immédiatement attachant, tâtonnant et gracieux, progressant par dédale de digressions, avançant tel un work in progress comme une chenille contractant et décontractant le corps de ses pensées, qui semble s’élaborer sous nos yeux avec la grâce d’une conversation vivante. Plateau nu pour trois comédiens, un chien –

Mi-figue, mi-Duras

14 février 2020
Après la mort de la mère, un homme et une femme, une sœur et son frère, se retrouvent dans la maison familiale. C’est elle qui lui a demandé de venir, elle qui va lui annoncer sa décision : elle part, avec un homme, elle quitte son frère. Après avoir publié le

Un nanar contre le Pacifique

7 février 2020
« De cette nuit profonde, faite d’une épaisseur véritable de l’espace » que scénographiait Roland Barthes en évoquant le théâtre populaire, la « nuit égalitaire du cinéma » chère à Marguerite Duras pourra-t-elle surgir ? Rien n’est moins sûr avec cette adaptation d’un « Barrage contre le Pacifique » dans sa

Choses nouvelles

20 septembre 2019
« Le jardin, c’est la plus petite parcelle du monde et puis c’est la totalité du monde », déclarait Michel Foucault dans sa fameuse conférence sur les « espaces autres » que sont leshétérotopies. Mentionnant tous les territoires imaginaires et incompatibles qui peuvent se juxtaposer en un tel lieu, Foucault compare alors explicitement les

Dire la vie

29 novembre 2017
« Dire la vie » s’attache, à travers des auteurs qui ont pour partie choisi de travailler l’autofiction, à toucher au plus près des expériences de vie communes : un avortement ; l’acceptation de son homosexualité ; la mort, fut-ce celle d’une mouche. Devant ce choix de textes très forts,

Détruire, cet invisible jeu

11 mai 2017
Que faire d’un objet aussi singulier que « Détruire dit-elle », quand l’œuvre littéraire est elle-même qualifiée de « fulgurante », « mystérieuse », « le plus étrange des livres de Marguerite Duras » ? Faut-il sombrer avec lui dans les profondeurs de l’inexplicable, ou au contraire déterrer chez lui une cohérence et un matériel concret ? L’adaptation et la

Marguerite D

23 juillet 2016
Habile montage d’entretiens, le texte restitue avec efficacité quelques-uns des « biographèmes » durassiens : l’enfance en Indochine, la mère, le frère « de légende », l’amant chinois, la mendiante, l’alcool, Trouville, la chanson « Ramona »… « Je ne comprends pas toujours ce que je dis. Ce que je sais, c’est que c’est complètement vrai » : vingt ans

L’Homme assis dans le couloir

19 juillet 2016
Monter « L’Homme assis dans le couloir », texte érotique de Marguerite Duras sur la violence de la sexualité, est une gageure. Pas de personnages, pas d’histoire, et la langue sans fioritures de Duras. Malheureusement, les fulgurances du texte sont anesthésiées par une mise en scène purement illustrative. La comédienne reproduit mot

I/O n°118

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