Moses und Aron

Mose und Aron
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Il n’était pas simple de réussir un « Moses und Aron » aussi abouti… La direction de P. Jordan est maîtrisée au plus haut point, donnant à cet opéra dodécaphonique exigeant de Schönberg un souffle nuancé et quasi romantique. La qualité du chœur, sous la houlette d’A. Di Stefano et de J. Luis Basso, est exceptionnelle, particulièrement dans la maîtrise du Sprechgesang. La mise en scène du plasticien R. Castellucci, parsemée de symboles et d’images d’un esthétisme radical, souligne les contours politiques et critiques de cet opéra inachevé, où les questionnements sur le verbe, le leader, la capacité à s’élever à la pensée, la question de la masse, le poids des images ou même de la propagande parsèment un livret fascinant.

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