Bovary, les films sont plus harmonieux que la vie

Bovary, les films sont plus harmonieux que la vie
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Les rêves d’Emma Bovary commencent durant sa jeunesse au couvent, Pauline Gillet et Cendre Chassanne nous y plongent dans une chapelle. Lieu sacré, lieu d’espoir, lieu de prière ; l’irréductibilité tragique du désir se cristallise sous les croisées d’ogives. Un désir qui te bouffe de l’intérieur, qui t’effrite les narines, qui t’assèche les lèvres à te les faire saigner. Ce désir qui te fait répéter des phrases en boucle, qui te donne envie de t’enlever la peau ou encore d’abandonner Berthe. Qu’en aurait fait Truffaut, se demande l’auteure ? En des temps où la vidéo a ses invitations sur toutes les scènes du IN et du OFF, la parole ici se fait cadre, le texte un mouvement de caméra et le spectacle apparaît sur cet écran qu’on nous confie.

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