La Clef de Gaïa

La Clef de Gaïa
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La grand-mère Mouima regarde sa petite-fille, Gaïa, grandir. Grandir loin du bled et avec des rêves de chants « américains » plein la tête. La voix de Lina Lamara emplit la petite salle de ses accents méditerranéens. Elle est celle de tous les personnages et celle, pure, du chant qui s’élève pour raconter la peine, l’amour, la nostalgie. Celle qui dévoile ce qui est mis sous clef : un secret de famille. Dans cet opéra miniature à la mise en scène magnifiquement coordonnée (Christos Mitropoulos) se joue une quête identitaire d’une rare beauté. Les générations se parlent en un seul et même gosier et, se transmettant les gestes du quotidien, tissent également un lien mémoriel puissant. La mémoire de Mouima rencontre l’être en devenir de Gaïa et l’émotion perce à travers un texte savoureux et une musique mêlée d’Orient et d’Occident (Lina Lamara et Pierre Delaup).

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